FILM  DOCUMENTAIRE : « LES VOYAGES EXTRAORDINAIRES D’ELLA MAILLART – 70 Minutes –

AUDITORIUM : 

Réalisateur Raphaël BLANC – Suisse - 2016

 bande annonce du film :

ellamaillart-lefilm.com

 

 

 

 

 

 

Il a collaboré à une vingtaine de long-métrages en tant qu'assistant réalisateur et a notamment travaillé avec José Giovanni, Claude Goretta, Robert Hossein ou Dominique Othenin- Girard. Durant les dix dernières années, il a réalisé des courts-métrages, des publicités, des documentaires et des émissions de télévision. Aujourd'hui, Raphaël Blanc se spécialise dans les films d'aventures. Dans ce film, Raphaël BLANC a affirmé sa volonté de faire un portrait vivant d’Ella Maillart: «Pour moi, il y avait l’idée de faire un voyage d’Ella Maillart, pour qu’on découvre ces paysages prodigieux, ces gens mélangés aux photos, aux interventions d’Ella Maillart, aux autres protagonistes, comme Bertil Galland, Catherine Domain ou Daniel Girardin: j’ai essayé de créer une harmonie entre tous ces éléments pour donner un portrait d’Ella Maillart qui soit complet, si tant est que cela soit possible».

 

Présentation du film :

 


Il y eut de tous temps des aventurières. L’une des personnalités les plus originales et attachantes du 20ème siècle fut et reste sans aucun doute Ella Maillart. De sa naissance à Genève en 1903 où, très jeune, elle se passionne pour le sport, à ses nombreux voyages en Asie, elle n’a eu de cesse de partir à la rencontre de l’autre pour mieux se découvrir elle-même. Exploratrice, photographe, écrivain et journaliste, elle a parcouru les régions les plus reculées de la planète. Une vie hors du commun consacrée à l’infatigable poursuite du fondamental au travers des différences.

Grâce aux nombreux documents qu’elle a laissés – écrits, photographies, films, interviews – le public partira à la rencontre de cette femme d’exception.

 


Qui était Ella Maillart ?

 

Née le 20 février 1903 à Genève d’un père commerçant en fourrure et d’une mère danoise, sportive, Ella Maillart se passionne dès l’enfance pour la lecture de livres d'aventures et les cartes géographiques. Grande sportive, elle défendra les couleurs de la Suisse lors de quatre championnats du monde, entre 1931 et 1934. Elle pratique également très jeune la voile, participant aux régates olympiques de 1924.

 

Cette même année, elle travaille comme matelot sur des yachts anglais sur l’Atlantique. Dactylo, voyageuse de commerce, modèle, actrice, doublure dans des films de montagne, elle se dit «perdue, excepté quand j'étais en mer ou quand je faisais du ski (…) Je ne vivais qu'à moitié. Tout ce que je voyais, tout ce que je lisais, me déprimait.»

 

 A Berlin, en 1929, elle rencontre des émigrés russes. De là naît l’idée de deux reportages, l'un sur la jeunesse russe, un autre sur le cinéma soviétique. La veuve de Jack London l'aide financièrement à partir pour Moscou. En 1930, un éditeur parisien lui commande «Parmi la jeunesse russe», qui fait scandale à Genève. Deux ans plus tard, elle est encensée pour «Des Monts célestes aux Sables rouges», récit d’une exploration de l'Asie centrale jusqu'à la frontière chinoise, à la rencontre des nomades.

 

En 1935, en Chine, elle accomplit avec le journaliste du «Times» Peter Fleming une expédition dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sin-Kiang, un périple retracé dans le livre «Oasis interdites» (1936). En 1939 paraît «La voie cruelle», récit d’un voyage vers l’Afghanistan avec la journaliste et romancière Anne-Marie Schwarzenbach.

 

 Ella Maillart passe la Deuxième Guerre mondiale en Inde. «Elle va se transformer en faisant une forme de voyage intérieur, raconte l’ancien directeur du Musée de l’Elysée Daniel Girardin. Avant l’Inde elle cherchait les différences entre les gens, après l’Inde elle a recherché les ressemblances.»

 

 

 

 A Chandolin en Suisse  «de la dernière à la première neige»  

 

Rentrée en Europe à la fin de la guerre, Ella Maillart s'établit à Chandolin, et y passe désormais six mois de l'année, «de la dernière à la première neige». En 1948, elle fait construire son chalet. Pendant trente ans (1957-1987), elle organise des voyages culturels, entraînant de petits groupes de touristes dans de nombreux pays d'Asie. Elle s’est éteinte à Chandolin le 27 mars 1997.